Le Centre d’innovation et de recherche pour le développement (CIRD) a lancé, samedi 8 août 2026 à Conakry, la cinquième édition du Prix littéraire Williams Sassine. Placé sous le thème « Femme, mémoire et résistance », le concours rend hommage à l’écrivaine guinéenne Hadja Djenabou Koumanthio Diallo, choisie par le public à l’issue d’un vote en ligne.
Ouverte aux jeunes âgés de 15 à 35 ans, la compétition porte sur la rédaction individuelle d’une nouvelle originale de 10 à 14 pages. Les informations personnelles du candidat et le texte doivent être transmis par courrier électronique dans deux fichiers distincts. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 20 septembre 2026.
L’utilisation de l’intelligence artificielle pour rédiger les œuvres est interdite. Afin de préserver l’anonymat des candidatures et l’impartialité du jury, aucun élément permettant d’identifier l’auteur ne doit apparaître sur le texte.
« Aucun nom ne doit figurer sur le texte de la nouvelle. Il s’agit d’un critère éliminatoire destiné à garantir l’impartialité et la crédibilité du jury », a insisté la Dre Safiatou Diallo, présidente du conseil d’administration du CIRD.
Selon elle, le prix représente une occasion pour les jeunes auteurs guinéens de faire connaître leur travail au-delà des frontières. Les meilleurs textes seront publiés dans un recueil collectif.
« Les jeunes Guinéens doivent saisir cette opportunité pour se faire connaître à l’échelle internationale. L’avantage majeur de ce prix réside dans sa portée internationale », a-t-elle affirmé.
Présente au lancement, l’Association des écrivains de Guinée a appelé à renforcer la place de la lecture auprès de la jeunesse. Son président, Fodama Itala Kourouma, estime que cette pratique demeure indispensable à l’émergence de nouveaux auteurs.
« En lisant, les jeunes seront incités à écrire. La littérature est le socle de la culture nationale », a-t-il déclaré.
Lauréat de la deuxième édition, Ibrahima Balaya Diallo a également encouragé les jeunes à soumettre leurs œuvres. Il considère les distinctions littéraires comme une reconnaissance du travail accompli et une source de motivation pour les écrivains.
« Mon conseil aux candidats : participez ! Pour être un bon écrivain, il faut beaucoup lire », a-t-il lancé.
Le lancement officiel a été présidé par Bernard Pévé Béavogui, directeur général du Centre de lecture publique et d’animation culturelle (CELPAC). Au nom du ministère de la Culture, il a présenté le Prix Williams Sassine comme un instrument de valorisation de la littérature guinéenne. « Ce prix met en valeur non seulement l’un des monuments de la littérature guinéenne, notre Williams Sassine national, mais aussi tous les écrivains qui concourent sur les plans national et international », a-t-il souligné.
Lors des quatre précédentes éditions, les deux premières distinctions ont été remportées par des Guinéens et les deux suivantes par des candidats étrangers. Plus de 40 nationalités ont participé au concours depuis sa création, selon les organisateurs.
La cérémonie de remise des prix se tiendra le 18 décembre 2026 à Conakry.
CAURI.INFO


