CAN de Minifootball 2027 : la Guinée hérite du Cameroun, du Bénin et de la Tanzanie

spot_img

La Guinée connaît désormais les premiers obstacles qui se dresseront sur sa route lors de la Coupe d’Afrique des Nations de Minifootball 2027. Le tirage au sort de la compétition, organisé le samedi 25 juillet 2026 à Conakry, a placé le Syli Minifoot dans le groupe A aux côtés du Cameroun, du Bénin et de la Tanzanie.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Amadou Oury Bah, de membres du gouvernement, de responsables des instances africaines et internationales de minifootball ainsi que de plusieurs acteurs du mouvement sportif.

Pays hôte de cette cinquième édition, la Guinée devra relever un double défi : réussir son parcours sportif devant son public et démontrer sa capacité à organiser une compétition continentale qui réunira, pour la première fois, 24 sélections nationales.

Une responsabilité à la hauteur des ambitions guinéennes

Pour le président de la Fédération guinéenne de Minifootball, Mamadou Goudoussy Diallo, l’organisation de cette CAN constitue à la fois une reconnaissance et une lourde responsabilité.

« C’est un immense honneur, mais aussi une grande responsabilité. Ce défi, nous sommes prêts à le relever avec détermination, professionnalisme et hospitalité. La Guinée est aujourd’hui devenue la capitale africaine du minifootball. »

Le dirigeant estime que la confiance accordée à la Guinée doit désormais se traduire par une organisation exemplaire, capable de servir de référence sur le continent.

« Ce n’est pas seulement une reconnaissance du travail accompli par notre fédération, mais aussi de la confiance placée en notre pays par les instances africaines. Nous avons le devoir de faire de cette CAN une référence pour tout le continent. »

Au-delà du tournoi, la Fédération veut utiliser cette compétition pour accélérer le développement du minifootball dans le pays.

Mamadou Goudoussy Diallo présente cette discipline comme une nouvelle voie de réussite pour de nombreux jeunes qui n’ont pas nécessairement trouvé leur place dans le football classique.

« Le minifootball offre une nouvelle opportunité à des milliers de jeunes Guinéens. Ce n’est pas une alternative par défaut, mais une seconde chance pour tous ceux qui aiment le ballon. »

La fédération ambitionne notamment de renforcer la formation des joueurs, des entraîneurs, des arbitres et des dirigeants afin de construire une filière durable et compétitive.

« Nous voulons créer un écosystème permettant de former des joueurs, des entraîneurs, des arbitres et des dirigeants capables de rivaliser avec les meilleurs du continent et du monde. La CAN Guinée 2027 sera aussi une vitrine du savoir-faire guinéen. »

Abdoul Aziz Sow refuse de parler d’un groupe facile

Sur le plan sportif, la Guinée devra se méfier de ses trois adversaires. Alors que certains observateurs considèrent le groupe A comme relativement accessible, le sélectionneur national, Abdoul Aziz Sow, appelle à la prudence.

« Certains pensent que c’est un tirage cadeau. Pour nous, ce n’est pas le cas. »

Le technicien guinéen estime que chacune des équipes du groupe dispose d’arguments sérieux.

Il décrit le Cameroun comme une sélection en reconstruction, bénéficiant d’un championnat régulier et d’un développement progressif de ses infrastructures. Le Bénin, selon lui, poursuit également sa montée en puissance grâce à un investissement accru dans la formation de ses techniciens.

La Tanzanie représente, quant à elle, un adversaire à prendre très au sérieux après avoir atteint les quarts de finale de la précédente édition.

« Le Cameroun est en pleine reconstruction avec des infrastructures et un championnat régulier. Le Bénin est une équipe en progression depuis la dernière CAN et investit dans la formation de ses entraîneurs. Quant à la Tanzanie, elle a démontré toute sa qualité en atteignant les quarts de finale lors de la précédente édition. »

Le Syli Minifoot désormais attendu au tournant

Après son parcours remarqué lors de la dernière CAN disputée en Libye, la sélection guinéenne n’aborde plus la compétition dans la peau d’un outsider.

Pour Abdoul Aziz Sow, le Syli Minifoot est désormais attendu par ses adversaires et devra assumer ce nouveau statut, particulièrement à domicile.

« Aujourd’hui, nous sommes devenus une équipe à battre en Afrique. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Nous jouons à domicile et nous connaissons les attentes du public guinéen. »

Le sélectionneur reconnaît l’existence d’une forte pression, mais affirme que son équipe est prête à l’affronter.

« Il y a une pression, mais nous sommes des combattants. Notre premier objectif est de sortir des phases de groupes avant d’aller chercher un meilleur résultat que lors de la précédente CAN. »

La préparation devra donc être à la hauteur des ambitions affichées. Le technicien veut renforcer considérablement le niveau d’exigence autour de l’équipe nationale.

« Nous avions préparé la CAN de Libye à 80 %. Celle de Conakry devra être préparée à 200 %. À domicile, il n’y a pas d’excuse. Nous avons des objectifs à atteindre. »

Le gouvernement promet un accompagnement conforme aux standards internationaux

Sur le volet organisationnel et logistique, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mamadou Cellou Baldé, a réaffirmé l’engagement de l’État guinéen.

Il assure que le gouvernement travaillera étroitement avec les instances africaines et internationales pour garantir le bon déroulement du tournoi.

« Le gouvernement guinéen, en parfaite collaboration avec les instances internationales et africaines de minifootball, mettra tout en œuvre afin que cette compétition soit organisée dans les meilleures conditions, conformément aux standards internationaux. »

L’enjeu est considérable. Avec 24 équipes attendues, cette édition sera la plus importante de l’histoire de la CAN de Minifootball. Elle représentera un test majeur pour les capacités d’accueil, de coordination et d’organisation de la Guinée.

Entre les ambitions sportives du Syli Minifoot, la volonté de structuration portée par la fédération et l’engagement annoncé par le gouvernement, la Guinée entame une préparation qui dépasse le simple cadre d’un tournoi.

À domicile, la sélection nationale devra d’abord franchir l’obstacle du Cameroun, du Bénin et de la Tanzanie. Mais au-delà du terrain, c’est aussi la capacité du pays à transformer cette CAN en vitrine sportive, organisationnelle et internationale qui sera observée.

spot_img
spot_img

Derniers articles

Articles connexes

spot_img